Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel avancent sur le dossier culturel. Réunis lundi à Niamey, leurs ministres de la Culture ont validé les conclusions d’un travail d’experts portant sur la mise en œuvre de leur stratégie culturelle partagée.
La rencontre coïncidait avec l’ouverture de la 4e Foire des industries culturelles du Niger (FICNI2026) et venait clore deux jours de concertations techniques entre les délégations du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Dans leur déclaration finale, les ministres ont confirmé leur volonté de bâtir, d’ici 2029, un espace culturel sahélien fondé sur l’écriture, les arts et le patrimoine commun une manière, disent-ils, de forger une identité partagée à l’horizon 2063 et d’en faire un moteur de développement économique et social.
Le bilan n’est pas exempt de zones d’ombre : si les trois délégations se réjouissent des progrès réalisés jusqu’ici et de l’implication croissante des acteurs culturels sur le terrain, elles reconnaissent aussi que plusieurs freins continuent de ralentir la concrétisation de leurs projets communs. Pour y remédier, un nouveau groupe d’experts a été chargé d’affiner la stratégie d’ici la fin de l’année, avec pour objectif de lever ces blocages avant décembre 2026.
À l’issue des travaux, le ministre nigérien Sidi Mohamed Almahmoud a insisté sur le rôle que joue la culture dans la stabilité de la région : à ses yeux, elle représente bien plus qu’un secteur d’activité un outil de paix, de cohésion et de reconstruction nationale, indispensable à toute stratégie de souveraineté durable. Il a rappelé que le cadre stratégique adopté en février 2025 traduit déjà cette vision partagée entre les trois capitales.
Le ministre a également mis en avant plusieurs projets concrets identifiés par les experts, appelés à structurer la politique culturelle commune dans les mois à venir. Il s’est enfin félicité de la présence de ses homologues malien et burkinabè, signe selon lui d’une confédération qui avance ensemble, avant de s’engager à « lever les barrières » qui freinent encore la mise en œuvre du projet.
La rencontre s’est conclue par la signature conjointe des documents de travail par les trois ministres.
