Les tensions entre l’Érythrée et l’Éthiopie connaissent une nouvelle escalade. Vendredi 9 octobre, Asmara a accusé Addis-Abeba de mener une « guerre d’agression » contre son territoire depuis plus de trois ans, rejetant les accusations éthiopiennes concernant la présence de troupes érythréennes dans le nord de l’Éthiopie.
Dans une lettre adressée jeudi aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, les autorités éthiopiennes ont affirmé être contraintes d’agir au nom de la « légitime défense », sans apporter davantage de précisions dans les éléments rapportés.
En réponse, le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, a dénoncé sur le réseau social X une guerre d’agression qu’il juge non provoquée.
Cette nouvelle confrontation diplomatique intervient dans un contexte régional déjà fragile, marqué par des tensions persistantes dans le nord de l’Éthiopie. Les échanges d’accusations entre les deux pays voisins ravivent les craintes d’une nouvelle confrontation armée dans la Corne de l’Afrique.
