Le Burkina Faso a adopté, mardi 20 octobre 2026, un nouveau Code pénal qui rétablit la peine de mort, huit ans après son abolition. La réforme a été approuvée à l’unanimité par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple.
Selon le ministère de la Justice, cette réforme vise à renforcer l’ordre public et à améliorer la protection des personnes et des biens. Les autorités burkinabè avaient annoncé leur intention de réintroduire la peine capitale en décembre 2025.
D’après l’Agence d’information du Burkina, plusieurs infractions sont désormais passibles de cette sanction, notamment les actes de terrorisme, l’espionnage, la trahison et le parricide. L’importation de produits périmés ou interdits ayant entraîné la mort figure également parmi les infractions concernées.
Abolie en 2018, la peine de mort n’avait plus été appliquée au Burkina Faso depuis 1988, selon Amnesty International. Son rétablissement marque un changement important dans la politique pénale du pays, dans un contexte où les autorités mettent l’accent sur la sécurité et le renforcement de l’ordre public.
