Au lendemain des violents accrochages qui ont secoué la capitale nigérienne les 28 et 29 août, les autorités militaires ont dressé un bilan matériel impressionnant, tout en alimentant les craintes d’une ingérence étrangère. Selon un inventaire officiel rendu public, les forces loyalistes ont saisi un arsenal particulièrement lourd à l’issue des combats qui les ont opposés aux éléments rebelles du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales (BSR-COS).
Le butin récupéré comprend pas moins de 34 pick-up armés et deux véhicules blindés légers, dont l’un a été neutralisé. À cela s’ajoutent plusieurs dizaines de motos, du matériel de transmission sophistiqué et une quantité considérable de munitions. Dans le détail, les saisies font état de 382 fusils d’assaut AK-47, 36 lance-roquettes antichars RPG-7 et 30 mitrailleuses lourdes PKM. L’inventaire mentionne également six armes de calibre 12,7 mm, quatre pièces d’artillerie de 14,5 mm, quatre fusils de précision Dragunov, un mortier de 82 mm ainsi que 17 pistolets automatiques.
Parallèlement à cette démonstration de force, un officier des forces spéciales, s’exprimant dans un média public, a jeté un pavé dans la mare en évoquant des préparatifs d’intervention militaire étrangère imminente. Ces déclarations, qui surviennent dans un contexte régional déjà très tendu, n’ont toutefois été corroborées par aucune source indépendante à ce stade. Le gouvernement nigérien, qui a dénoncé une tentative de déstabilisation, n’a pas officiellement confirmé ces allégations, préférant mettre l’accent sur la neutralisation de la menace intérieure. Les autorités restent néanmoins en état d’alerte maximal, alors que la nature exacte et les commanditaires présumés de cette mutinerie restent encore flous, en l’absence de preuves tangibles versées au débat public.

