Mali : les affrontements meurtriers entre groupes djihadistes se poursuivent dans le nord

Des affrontements entre groupes djihadistes se sont à nouveau produits au Mali. Cette fois-ci, les attaques ont eu lieu dans le nord du Mali, dans la région de Menaka. C’est le Groupe de Soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et les combattants de l’État islamique au Sahel qui se sont attaqués

Des combats meurtriers

Les luttes ont eu lieu principalement dans trois villes de la région de Ménaka : Adéraboukane, Inchnane et Tamalate. Selon plusieurs sources, les affrontements ont duré plusieurs jours et ont été violentes. Le groupe terroriste État islamique (EI) a bénéficié du soutien de combattants en dehors du Mali. Le Groupe de Soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) semble avoir reçu le soutien de groupes armés locaux.

Les civils ont fui les villages et les agglomérations pour échapper aux militants. Des dizaines de victimes ont été signalées dans les deux camps. Les Jnim auraient pris le contrôle de la ville de Tamalate. Si cela se confirmait, il s’agirait d’un sérieux revers pour l’Armée de libération qui a lancé un assaut meurtrier sur la ville en mars dernier, tuant au moins 100 civils, dont des femmes et des enfants.

Dans deux autres endroits, les non-combattants semblent avoir fui.  De nombreux observateurs craignent que des armes illégales circulent toujours dans ces zones et que l’absence de l’État malien ne soit pas de nature à rassurer la population.

Mali, un pays qui subit les violences terroristes

Depuis mars 2022, Les groupes islamistes armés du Mali ont tué des centaines de personnes et forcé des dizaines de milliers d’autres à fuir leurs villages. Les forces de sécurité maliennes et les forces de maintien de la paix des Nations unies sont dans l’obligation d’accroître leur présence dans les zones touchées. Ils doivent renforcer les patrouilles de protection et soutenir les autorités pour que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles.

Depuis le début de l’année, des groupes islamistes armés liés à l’État islamique du Grand Sahara (EIGS) ont attaqué des dizaines de villages. Cela a coûté la vie à de nombreux civils qui campaient dans les grandes régions du nord-ouest du Mali, à Ménaka et à Gao, à la frontière avec le Niger. Les attaques ont principalement visé la tribu Touareg de Daoussahak. 

Entre mai et août, de nombreux témoins oculaires ont assisté à des attaques contre 15 villages dans les régions de Menaka et de Gao entre mars et juin. Ces derniers ont décrit des groupes d’hommes lourdement armés traversant les villages sur des motos et autres véhicules. Ils tiraient sans discernement, tuant des hommes et d’autres villageois, et pillant et détruisant des biens.

D’autres villages de la région étaient attaqués à la même heure, ce qui a laissé penser qu’il y avait un plan ou des instructions. Des dizaines de milliers de personnes qui avaient perdu leur bétail, leurs moyens de subsistance et leurs objets de valeur ont fui vers le Mali ou le Niger voisin.

La rédaction

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