L’opposition malienne s’indigne et exprime son désaccord par rapport au discours du premier ministre Abdoulaye Maïga lors de la 77e assemblée générale de l’ONU

Lors de son discours à l’assemblée nationale de l’ONU la semaine passée, le premier ministre malien par intérim a fait parler de lui et du Mali. En effet, lors de son allocution, il a traité la France d’une junte militaire dont le rôle malveillant a été et de demeure de détruire le Mali. En plus, il accusait les chefs d’Etat de la Côte d’Ivoire et du Niger de réaliser des manœuvres politiques pour rester au pouvoir. Il n’a pas non plus épargné le secrétaire général de l’ONU, monsieur António Guterres. Après son discours, c’est la colère et l’indignation dans les rangs de l’opposition malienne.

Les leaders de l’opposition en désaccord avec le discours du premier ministre par intérim

Ces propos ont suscité l’indignation des opposants au Mali, comme Babarou Bocoum, secrétaire politique du Bureau politique national du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi). Il a souligné non seulement les incohérences de l’allocution du Premier ministre du Mali, mais aussi son manque de grâce. Il attaque ceux qui sont loués par leur peuple, à tort ou à raison. Le Mali ou ses dirigeants ne doivent pas condamner ou remettre en cause la légitimité du vote d’un autre chef d’État africain. C’est inimaginable quand ceux qui parlent cette langue s’imposent par la force. Ça manque de hiérarchie parce que la plateforme de l’ONU est une plateforme qui voit des gens exceptionnels qui arrivent à faire passer leur message avec beaucoup de hiérarchie, tout en respectant leurs collègues.

Pour Babarou Bocoum, les propos d’Abdoulaye Maïga ne sont pas dans l’intérêt du Mali. Faire fi des propos de tous les corps diplomatiques, s’en prendre à qui que ce soit et à tous les niveaux, n’est pas une politique qui glorifie notre pays, mais n’est pas dans l’intérêt du Mali. À l’heure où le pays s’effondre et où on ne peut pas protéger les Maliens, il faut plutôt appeler nos amis du Mali à l’accompagner avec des discours responsables. On attaque toujours les gens à tort ou à raison, et ça ne règle pas les problèmes connus.

Pour l’opposition, il s’agit d’un gouvernement qui viole tous les principes pour se maintenir au pouvoir

Pour sa part, Ismail Sakho, président du Parti social-démocrate d’Afrique (PSDA) et membre du cadre de communication du parti pour une transition réussie, a pointé du doigt les caprices et l’immaturité de l’État malien : « Nous avons vu un Premier ministre et un ingrats, arrogants. Les gouvernements arrogants, préfèrent manier les muscles et les menaces, comme une épée à la main, n’ont aucun effet. Ils blâment la Côte d’Ivoire, ils blâment le président Alassane Ouattara, la coercition, le non-respect de la constitution, le troisième mandat et mais ils oublient qu’eux-mêmes ont violé la charte de transition pour rester au pouvoir ».

Il fait également référence au discours du Premier ministre du Mali sur les allégations contre la France. Pour lui, il faut  des preuves maintenant : « Ça fait presqu’un mois et on crie sur tous les toits qu’on a des preuves concrètes contre la France. Pourquoi n’ont-ils pas présenté un seul élément de preuve convaincant ?

Pour l’opposition, l’heure est à la prise de conscience du gouvernement par intérim actuel au lieu de blâmer et de critiquer les autres nations.

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