Maroc : hausse considérable des prix des produits alimentaires

Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 8% par rapport à août 2021 et de 0,3% par rapport au mois précédent en août 2022.  Le HCP explique dans une note d’information sur l’IPC du mois d’août 2022 que cette variation résulte d’une hausse de 1,5% de l’indice des produits alimentaires et d’une baisse de 0,5% de l’indice des produits non alimentaires.

Quels sont les causes d’une telle inflation ?

Les hausses des prix alimentaires observées entre juillet et août 2022 touchent principalement les fruits qui ont augmenté de 9,6 % et les poissons et fruits de mer de 2,2 %. Les prix du lait, du fromage et des œufs ont augmenté de 1,4 %, des légumes. Le prix du café, du thé et du cacao a cru de 1,1 % tandis que le coût des viandes a flambé de 1 %. Les huiles et les céréales ont connu une hausse de 0,5 % tandis que les coûts  des sucres, des miels, des chocolats et des confiseries ont augmenté de 0,4 %.

La baisse des prix des produits non alimentaires a été principalement causée par une augmentation de 10,1 % des prix des carburants. Le HCP rapporte également que les plus fortes hausses de l’IPC ont été observées à Beni-Mellal (1,3%), Al-Hocema (1,1%), Agadir et Safi (0,9%), Oujda et Tétouan (0, 8%), Tanger et Laâyoune (0,6%), Guelmim (0,5%), Meknès (0,4%), Fès (0,3%) et Casablanca (0,2%).

La forte inflation est principalement causée par la flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires ainsi que par l’accélération de l’inflation chez les principaux partenaires commerciaux, a noté le conseil consultatif de la BAM dans un communiqué.

Cependant, il y a eu des baisses à Settat (0,6%), Rabat (0,4%), Errachidia (0,4%) et Marrakech (0,2%). Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacent qui exclut les biens à prix volatils et ceux à prix fixes aurait augmenté de 0,3 % en juillet 2022 et de 6,6 % en août 2021.

Un probable ralentissement de la croissance

La BAM (Bank Al-Maghrib) prévoyait une baisse de la croissance à 1 % en 2021 après un rebond de plus de 7,9 %, par rapport à la projection initiale du gouvernement de 3,2 %. Cette position est exacerbée à la fois par « des circonstances climatiques défavorables » et « le contexte international, marqué notamment par l’escalade du conflit en Ukraine »

Le gouvernement a doublé le budget des subventions pour le gaz butane, la farine et le sucre à un total de 2,8 milliards d’euros en cette période de crise afin d’éviter des troubles civils. De plus, à la suite d’une grève en mars de l’année dernière, des subventions ont été accordées aux camionneurs. Cependant, il existe beaucoup de polémiques autour de ces aides. Cependant, compte tenu des difficultés de la vie, les syndicats estiment que les aides sont insuffisantes. Depuis plusieurs mois, le prix des hydrocarbures n’a cessé d’augmenter au Maroc en partie à cause du conflit en Ukraine-Russie.

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