Burkina Faso : les campagnes électorales ont débuté sous un constat d’insécurité

La campagne électorale en vue des élections couplées, présidentielles et législatives, est ouverte officiellement au pays des hommes intègres le 31 octobre dernier.
Ses échéances électorales se tiennent dans une situation extrêmement difficile sur le plan sécuritaire mais aussi humanitaire.

Les attaques terroristes que connaît une bonne partie du territoire ont isolés l’administration dans certaines communes, ce qui ne laisse aucun espoir pour les habitants de ses localités de s’acquitter de leurs droits civiques.
Sur le plan humanitaire les chiffres officiels indiquent que plus d’un million de personnes ont fuit leurs localités.
À écouter les témoignages des déplacés, ceux-ci, vivent dans des conditions difficiles. Ils déplorent la mauvaise gestion de ce qu’ils reçoivent comme assistance et surtout les conditions dans lesquelles se font les distributions par le service de l’action sociale de Gorom-gorom nous relatent certains déplacés de Gorom-gorom dans la province de l’Oudalan.

Un autre déplacé de la même ville déclare ceci :<< Nous avons l’impression d’être des mendiants sans le moindre respect lors des distributions. Non seulement ceux qui sont chargés de faire ses distributions ne se soucient pas des souffrances que nous endurons, des difficultés que nous rencontrons pour avoir nos rations mais aussi ne prennent aucune mesures pour pallier à toutes ses insuffisances liées aux opérations de distributions>>. Des problèmes liés aux respects des quantités des rations. Ceux qui perdent leurs cartes où des chefs de familles qui voyagent ont d’énormes difficultés pour avoir Leurs rations.
Un autre déplacé déplore le fait que la mairie et l’action sociale n’ont pas mis en place un bureau représentatif de tous les déplacés qui serait charger de faciliter les distributions, le ciblage pour d’éventuelles organisations qui le souhaitent mais aussi défendre les intérêts de ses milliers de réfugiés qui souffrent mais n’ont aucune voix pour les défendre.
Paraport à la campagne électorale en cours, et les déplacés et les populations restées dans les villages critiquent leurs leaders politiciens locaux qui prêtent plus l’attention à la campagne électorale qu’au sort de leurs populations durement éprouvées par l’insécurité.

La rédaction

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