Mali : 11 passagers d’un bus civil ont été tués par un engin explosif posé par le groupe terroriste d’Amadou Kouffa

Un bus s’est explosé alors qu’il circulait entre les villes de Bandiagara et Goundaka, dans la région de Mopti, au centre du Mali. Des sources hospitalières indiquent que 53 personnes ont été blessées dans l’explosion. 11 personnes ont aussi été trouvées mortes après cet incident.

Une explosion dans une région sensible du pays touchée par le djihadisme

Selon une source hospitalière, au moins 11 civils ont été tués et 53 blessés lorsqu’un engin explosif a frappé un bus qui transportait des personnes dans le centre du Mali ce jeudi 13 octobre.  La même source a attribué l’attaque au groupe terroriste dirigé par Amadou Kouffa Macina Katiba.

Le colonel Souleymane Dembelé, directeur de l’information et des relations publiques des forces armées, a déclaré dans un communiqué : « L’état-major général a confirmé que le 13 octobre 2022, vers 14 heures, des actes terroristes du groupe Amadou Kouffa Macina Katiba ont visé un bus de transport civil sur la RN-15, Sévaré-Bandiagara-Koro, près du village de Tilé, région de Bandiagara ». Il faut noter que « le bus, qui se rendait à Koro, a été soufflé par un engin explosif improvisé, posé par lesdits terroristes, qui ont délibérément visé des civils innocents ».

« Nous venons d’emmener neuf corps au centre de santé. Et ce n’est pas encore fini », a déclaré à l’AFP Moussa Housseyni, porte-parole de l’association des jeunes de Bandiagara. Il a ensuite précisé que toutes les personnes disparues étaient des civils. « Les forces armées maliennes sont intervenues pour secourir les victimes », a indiqué la même source. À cela, elle ajoute  « On estime que 11 personnes ont été tuées, dont une femme et une fillette de cinq ans, et 53 blessés ont été évacués à Bandiagara et à Sévaré.’’

Les forces armées maliennes restent déterminées dans la lutte contre les terroristes responsables du meurtre de paisibles citoyens. Des mesures immédiates seront prises pour trouver et neutraliser les terroristes et leurs complices qui ont perpétré cet acte ignoble.

En décembre 2021, au moins 31 personnes ont été tuées dans une attaque armée menée par des inconnus contre des vendeurs de rue dans le village de Songho Gare, à environ 10 kilomètres de Bandiagara, dans le centre du Mali. Selon des sources hospitalières qui étaient sur place,  elles ont découvert qu’il y avait de 53 blessés dont 47 personnes ont finalement été emmenées dans un centre médical.

L’arme de prédilection des djihadistes

Le centre du Mali est l’un des points chauds de la violence et des activités djihadistes. C’est de là que se sont propagés du nord du pays vers le Burkina Faso et le Niger voisins en 2012 les actes de terrorisme. Les mines et les engins explosifs improvisés sont l’une des armes les plus utilisés des djihadistes. Ils explosent au contact des roues de véhicules ou ils sont déclenchés par télécommande.

Un rapport de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) du 31 août indique qu’il y aurait 245 attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés et de mines en 2021 et 134 attaques en 2022. Le rapport indique que 103 personnes sont tuées par des mines et des engins explosifs improvisés en 2021 et 72 en 2022. Il s’agit principalement de l’armée malienne et de la Minusma. Cependant, selon le rapport, un quart des victimes sont des civils.

La rédaction

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