Sahel

Le centre du Mali est un scandale à huis clos.

Centre du Mali : En plus de la communauté peule, les dogons aussi, paient un lourd tribut dans la crise sécuritaire

Plus 14 mois, 34 villages dogons ont été attaqués, incendiés et saccagés par les djihadistes. Cela est sans compter les pertes économiques et en plus des vies humaines.

 L’axe Koro-Dinangourou-Yoro est coupé par les bandits (les djihadistes, la milice dogon et autres coupeurs), les usagers de cette route sont obligés de passer désormais par Ouahigouya (Burkina Faso) pour rejoindre leurs différentes localités. En outre les villages, sont pris en otage par un siège criminel.

 Sur le plan scolaire, toutes les écoles du CAP Koro et certaines écoles du cercle de Bandiagara sont fermées. Ce qui empêchent plus de 10.000 élèves du premier cycle et du second cycle, d’emprunter le chemin de l’école a cette ouverture des salles de classes.

Pire, les assassinats ciblés sont pratiquement devenus monnaie courante. De septembre 2015 à juin à l’éclatement de la guerre civile dans cette partie du Mali, plus d’une dizaine des chasseurs dogons ont été assassinés par les djihadistes d’une façon ciblée.

 Le vol s’est fortement accentué avec plus de 40 000 têtes de bétails volés. Plus d’une soixantaine de charrettes brulées, de 135 à 203 greniers pillés et brulés uniquement chez la communauté dogon.

Les activités économiques et de transport sont paralysés dans les cercles de Koro et Douentza. Plusieurs hameaux de culture totalement brulés dans le cercle de Douentza et Koro.

A noter dans cercle de Koro aucun village peulhs n’est sur place tout a été brulés, saccagés, 30 000 personnes sont déjà réceptionnées et accueil en refugiés dans le nord du Burkina. Une bonne centaine des familles sont accueil à Bamako certaines zones de Bankass et Bandiagara ne sont pas épargnées par l’afflux des déplacés.

Des séquestrations, des menaces de mort, des assassinats, la famine, des maladies inconnues, les vols, les pillages la liste n’est pas exhaustive. Le centre du Mali est un scandale à huis clos.

Harouna KONE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *